concordia lighthouse

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Concordia Lighthouse Competition (matterbetter)

Lighthouse and Memorial, 2015

with Liina Soosaar (EST), Mélissa Mazzola (FR), Enzo Pittol Nercolini (BRA)

Honorable Mention Award

Competition

 

Decay is as natural as it is inevitable. Remembering is not about crystallizing events in the shape of a building or monument, but to let a memory age and evolve with the collectivity that shares it. Erecting a lighthouse in the memory of Concordia must be an act of recovery; a towering symbol that bears the weight of past events, but shines a light into the future.

 

The proposal, a lighthouse made of reused weathering steel, integrates the passing of time in its surface and reminds us of the power of the sea. In the maritime environment this process is accelerated through restless mechanic and chemical deterioration. From its completion to the end of its days, the lighthouse will evolve in color and texture, aging alongside the ships it guides. Built out of two solid orthogonal steel sheets, progressively curving and facing the surrounding elements, the project is thus reduced to a most simple dynamic: the rising.

 

The lighthouse proposes two parallel paths. To walk on top of the outer shell and to reach its edge is to confront oneself to the unsettling nothingness that lies beyond. A narrow path inside the lighthouse leads through walls defining and framing the view. The way is cut by a stairway, a part of the journey that leads to a covered shelter. The horizon, the simple straight line that defines our notion of here and now, meets the lighthouse’s powerful curves and disappears, either up or down, towards the sky and the sea.

Concordia Lighthouse Competition (matterbetter)

Phare et Mémorial, 2015

avec Liina Soosaar (EST), Mélissa Mazzola (FR), Enzo Pittol Nercolini (BRA)

Mention Honorable

Concours

 

Le Déclin est aussi naturel qu’inévitable. Mais un monument commémoratif  ne peut se résumer à la cristallisation du traumatisme et sa traduction architecturale directe. Le Souvenir doit évoluer et mûrir avec la société qui le partage. Ériger un phare en la mémoire des victimes du naufrage du Concordia doit être un acte de rétablissement, un solide symbole capable de porter le lourd souvenir des événements passés tout en éclairant l'avenir.

 

La proposition, un phare construit à partir d'acier oxydé réutilisé, intègre directement la notion de temporalité dans sa surface même. Dans l'environnement marin, ce processus de corrosion est accéléré par la détérioration mécanique et chimique. De sa réalisation jusqu'à la fin de ses jours, le phare évoluera en teinte et en texture, vieillissant avec les navires qu'il guidera. Formé de deux solides feuilles d'acier orthogonales, se courbant et se redressant face aux éléments, le projet se résumera ainsi par un dynamisme simple : celui de l'ascension.

 

Le phare propose deux cheminements parallèles. Marcher d'abord sur la coque supérieure et en atteindre les bords c'est se confronter au déconcertant néant de l'océan. Emprunter ensuite l'étroit chemin intérieur qui se glisse entre les deux coques, c'est faire une expérience encore plus intime. En passant par les quelques marches qui viennent briser la direction et le cadre du phare, le visiteur atteint un abri couvert, ouvert sur la mer et l'horizon. L'horizon, cette simple ligne droite qui définit nos notions d'ici et maintenant, rencontrant les puissantes courbes du phare et disparaissant entre ciel et mer.

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© clément godry 2017