keravan

english_

français_

Keravan

Cabin, 2017

with Matthieu Puyau (FR), Guillaume Clech (FR), Brieuc Cappelaere (FR), Sophie Rio (FR), Philipp Brodbeck (DE)

Final project

 

Keravan arises from the embrace of the menhir and the caravan. Imagined, conceived and built within few weeks, the cabin has no other ambition but to propel a couple five meters above the undergrowth. Its raw material stems directly from the cultural heritage of Brittany, a French region deeply influenced by both its ancient Celtic history and by transient generations of summer vacationer stepping by the local campground. Single machine, hardly statuesque, the project diametrically faces contrary systems, between foreseen obsolescence and ancient mysticism, between epicureanism and stoicism, between human industry and nature’s creative force, between soul’s lightness and body’s heaviness.

 

The menhir is thus similar to the primitive shelters directly dug from the rock. Gloomy but covered, this area is indeed straightly placed under an inevitably remarkable landmark. Leaning on a primary metallic structure, divisible in four horizontal sections of approximately one meter and twenty centimeters high each, a wire meshed surface covered with masonry imitates the antique rock’s appearance. Its interior, closed and cavernous, is optimized in order to provide various functions. From basic amenities – shower and lavatory – on the first floor to a small mezzanine incubating the most immensely intimate universe, the facilities are arranged around two ladders which allow an easy ascent to the bedroom. In the intrauterine space of the menhir one retrieves the cave of the origins; the exact same one in which, while combing the walls, the first flames of humanity brought the cave paintings to life.

 

The interior space covered with bright poplar plywood panels thus continues into the caravan itself. The opening by which the entrance is  guaranteed is located at the center of the supporting frame, beforehand reinforced. Up there, only the threshold and the bed are settled. The dazzling space of the caravan, freed from any superficiality, then floats in some sort of mystical silence above the forest, lighting and guiding with its headlights the stray sailors.

 

Largely opening onto the wide surrounding world, the 1991 CI Europa 470 here ends its final journey, five meters above the ground, in order to complete its introspective reverie beyond the trees’ crown.

 

The caravan is dead. Long live the Keravan.

 

 

**Read more about the project with its booklet, here.

**Learn more about its parametric conception, there.

Keravan

Cabane, 2017

avec Matthieu Puyau (FR), Guillaume Clech (FR), Brieuc Cappelaere (FR), Sophie Rio (FR), Philipp Brodbeck (DE)

Projet de fin d'études

 

Keravan naît de l’étreinte du menhir et de la caravane. Imaginée, pensée et construite de toutes pièces en quelques semaines, cette cabane n’a d’autre ambition que de propulser un couple à 5 mètres dans les hauteurs des houppiers d’un sous-bois armoricain. Sa matière première étant issue de l’héritage culturel de la Bretagne, région profondément marquée à la fois par son histoire celte millénaire et celle, beaucoup plus fugace, de générations entières d’estivants de passage au camping du coin. Machine célibataire, presque sculpturale, le projet confronte des systèmes diamétralement opposés, entre obsolescence programmée et mysticisme millénaire, entre épicurisme et stoïcisme, entre industrie humaine et force créatrice de la nature, entre légèreté de l’âme et pesanteur du corps.

 

Le menhir est ainsi semblable aux primitifs abris creusés à même la roche. Espace sombre et couvert à la fois, il est à l’aplomb d’un élément paysager inévitablement remarquable. Prenant appui sur une structure métallique primaire, divisible et transportable en quatre sections horizontales d’environ 1 mètre 20 de haut chacune, une surface grillagée est recouverte d’une maçonnerie imitant l’aspect de la pierre millénaire. L’intérieur du menhir, espace clos et caverneux, est quant à lui optimisé de manière à proposer diverses fonctions. C’est dans l’espace intra-utérin du menhir que l’on retrouve la grotte des origines. Celle du refuge mythique de la rêverie dans laquelle, tout en peignant les parois, les premières flammes de l’humanité venaient ainsi animer les œuvres pariétales.

 

De sanitaires – douche et toilettes – au rez-de-chaussée à une mezzanine couvant en son centre reclus l’univers le plus immensément intime, différents espaces et rangements s’articulent autour de deux échelles inclinées qui permettent aisément de monter jusqu’à la chambre.

Cet espace intérieur recouvert de panneaux en peuplier clair se prolonge ainsi dans la caravane. L’ouverture par laquelle l’accès s’effectue est située au centre même du châssis du véhicule, préalablement renforcé. Là-haut, seul le seuil et le lit cohabitent. L’espace éclatant de la caravane, débarrassé de toute commodité et superficialité, flotte alors dans un silence mystique au-dessus de la forêt, éclairant et guidant de ses phares rouges les marins égarés.

 

En s’ouvrant amplement de tous côtés sur le monde qui l’entoure, la CI Europa 470 de 91 achève ici-même son ultime périple, à cinq mètres du sol, pour poursuivre son voyage introspectif au-delà de la cime des arbres.

 

La caravane est morte, vive la Keravan.

 

 

**Lisez le mémoire de projet, ici.

**Découvrez en plus sur sa conception paramétrique, là.

Discover more

Découvrez-en plus

back

© clément godry 2017